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Qu’est ce qu’un vin nature ?

Vins nature, vins naturels, vins vivants, vins libres, vins pur jus, on leur donne beaucoup de noms mais aujourd'hui aucun label officiel n'encadre leur production. Alors qui sont'ils vraiment et quels repères avoir ? Vinibee vous donne les clefs de lecture !!

Le vin nature côté vigne

Un vin nature doit être produit à partir de raisins bio.

C’est la base, comme disent les ados !! Un vin nature doit être issu de vignes travaillées et certifiées en agriculture biologique ou en agriculture biodynamique.

Ces certifications apportent un premier niveau de garantie : celui qu’aucun produit phytosanitaire de synthèse (insecticide, fongicide ou herbicide) n’est utilisé dans les vignes. Il y va de la santé des personnes qui y travaillent et de celle de l’environnement avoisinant : les riverains bien sûr mais aussi la faune et la flore.

 

N’oublions pas que la viticulture représente en France moins de 3% de la surface agricole mais plus de 25% du tonnage de pesticides consommés !! Des produits qui se retrouvent dans l’environnement et dans les bouteilles (c f. mesures réalisées par Que Choisir)…

 

Domaine de la Paonnerie-Agnès et Jacques Carroger-Vinibee

Un vin nature provient de raisins vendangés à la main.

La vendange à la main est un gage de qualité des raisins. A la différence de la vendange à la machine qui brutalise les ceps pour faire tomber les grappes (mais aussi les feuilles et tout ce qui se trouve sur les ceps), la vendange manuelle permet de choisir les grappes et d’éliminer les grains pourris. C’est une approche douce qui vise à amener au chai les plus beaux raisins possibles, à l’opposé d’une vision productiviste qu’illustre la vidéo ci-dessous… chacun son truc !!

Le vin nature côté chai

Vin nature implique zéro intrant.

Sur ce point les choses sont simples : un vin nature ne doit contenir aucun autre intrant que le soufre.

Derrière le terme intrants se cachent tous les produits autorisés lors de la vinification. En agriculture conventionnelle la liste est longue donc pas question de vous assommer avec sa version exhaustive, mais on y retrouve des acides (lactique, tartrique, ascorbique, malique), des levures,, des enzymes, des correcteurs d’acidité (Bicarbonate de potassium – Bisulfite de potassium – Bisulfite d’ammonium – Carbonate de calcium). Ceux qui veulent en savoir plus et qui ont une bonne vue retrouveront la liste de ces composés dans l’image ci-dessous.

L’exigence pour un vin nature est en cela bien plus grande que pour un vin bio car le cahier des charges AB est relativement permissif sur la question.

 

Qui dit vin nature dit vinification naturelle.

Vaste sujet car même si l’on en parle peu, les techniques de vinifications ont considérablement évolué, principalement dans le secteur du vin conventionnel. La vidéo ci-dessous illustre ainsi la thermo-vinification, qui consiste à chauffer le moût puis à le refroidir sous vide. L’idée n’est pas de faire un procès au progrès technologique mais plutôt de comprendre les finalités : bien souvent ces procédés (thermo-vinification, filtration tangentielle, osmose inverse,…) sont utilisés pour corriger un vin et lui prêter des vertus qui n’étaient pas présentes dans les raisins….

Les vignerons naturels excluent toutes ces pratiques car ils considèrent qu’elles dénaturent le raisin et faussent l’expression du terroir. Leur arme à eux, c’est le temps et la patience, pour laisser travailler les levures indigènes (naturellement présentes sur la peau des raisins, par opposition aux levures chimiques).

Dans le même esprit, un vin naturel est très rarement filtré ou collé (opération qui consiste à ajouter du blanc d’œuf pour faire s’agglomérer les particules présentes en suspension dans le vin et ainsi le rendre plus clair) ou filtré. L’idée est de ne pas enlever de richesse au vin.

Vins nature et vins sans sulfites ajoutés.

Et le soufre dans tout cela ? 

Eh bien c’est relativement simple : les vignerons naturels s’engagent à ne pas dépasser les doses suivantes : 30mg/litre pour un vin rouge et 40mg/litre pour un vin blanc ou un vin rosé sec.

Là où des divergences existent, c’est que certains vignerons s’astreignent à un niveau d’exigence plus élevé et visent à ne pas dépasser 10mg/litre de soufre dans leurs analyses.

Si vous souhaitez en savoir plus, consultez notre article sur le soufre dans le vin.

Le vin nature : pour ou contre la labellisation ?

 

Attention sujet sensible, voire même chaud bouillant !! Car même au sein des vignerons naturels les avis divergent.

 

Certains pensent que seule une labellisation officielle permettra de donner une vraie reconnaissance au vin naturel et évitera les « tricheries » marketing que l’on commence à observer dans les linéaires de certains supermarchés (avec des vins « pseudo » nature, sans soufre, etc…).

 

A l’inverse d’autres sont convaincus qu’un label constituera obligatoirement un « enfermement » et supprimera ce qui fait la richesse du vin naturel, à savoir la liberté ! Libre à vous de vous faire votre opinion et de prêcher pour votre paroisse… tout en respectant les avis divergents ;-)

 

En attendant vous pouvez découvrir notre sélection de vins naturels !!