Le vin nature, c’est comme la montagne, ça vous gagne !!!

Le vin nature, c'est comme la montagne, çà vous gagne-Vinibee
  • Partager cette actualité

Si vous êtes amateur de sensations pures, suivez le guide !!!

CHAPITRE 1 : LE VIN NATUREL, KESAKO ?

Il n’existe pas de législation ni de label officiel « vin naturel » mais plutôt un état d’esprit et une philosophie. Deux associations regroupent une partie des vignerons naturels : l’AVN (Association des Vins Naturels) et celle des vins S.A.I.N.S (Sans Aucun Intrant Ni Sulfite ajouté) –elles précisent dans des chartes les engagements des vignerons adhérents.

Les vins sont nécessairement issus de vignes cultivées en agriculture biologique ou biodynamique, en complément de quoi les vignerons s’engagent à ne recourir à aucune intervention technique (pasteurisation, osmose, thermovinification,…) de nature à aseptiser le vin ou à en altérer le côté vivant ainsi qu’à n’ajouter aucun produit chimique en dehors du souffre à dose homéopathique. On peut préciser sur ce dernier point qu’il n’existe à proprement parler pas de vin « sans soufre » car la fermentation en produit naturellement (à des doses inférieures à 20mg/l).

Faire un vin naturel est un travail d’orfèvre qui implique du vigneron une attention sans faille à toutes les étapes, depuis le travail de la vigne jusqu’à la mise en bouteille, la ligne directrice consistant à obtenir des raisins mûrs et sains (ce qui implique des rendements faibles, une vendange manuelle et un tri soigneux des grappes à l’arrivée au chais) et à vinifier dans une approche « non interventionniste » visant à accompagner le vin et à limiter les manipulations (pompage, filtration,..).

Les millésimes se suivant et ne se ressemblant pas, cette manière de travailler fait naître des vins à l’identité bien marquée, arborant fièrement leur singularité, à l’image des hommes et des femmes qui ont choisi cette voie.

La simple contrepartie est d’assumer qu’ils puissent ne pas plaire à tou(te)s – il n’y a pas de choix possible s’il n’y a pas de différences ;-)

Cette liberté et cette singularité assumées se ressentent vu de nous dans la bouteille – ces vins « vivants » à la forte « buvabilité » redonnent un sens et un plaisir neufs à la dégustation ; ce sont des vins à partager !! Pas besoin de les expliquer, il suffit juste de les goûter pour être plongé dans l’émotion ; qu’ils plaisent ou qu’ils déplaisent, ces vins-là racontent des histoires, des histoires différentes, des histoires qui changent, des histoires pas communes, et quand on aime qu’on vous raconte le vin, alors on aime le vin naturel.

Mais le vin naturel suscite aussi bien des polémiques… et quelques idées reçues  !

  • On entend parfois dire que le vin nature, c’est pas bon ! Forcément, quand on n’a pas l’habitude d’en boire, ces vins-là surprennent. Comme le dit Olif dans son blog dédié aux vins naturels, « un vin nature est aussi déviant qu’un vin conventionnel est formaté ». Et c’est bien résumé ! Ce qui assurément se retrouve dans les vins vivants, c’est leur caractère, celui bien trempé de leurs créateurs qui signent la vinification et mettent dans leur bouteille un peu de leur personnalité. Mais le goût de l’authenticité, ça se découvre et ça se mérite. Dire qu’ils sont tous bons serait malhonnête et inversement, il y en a des superbes qui vous touchent au cœur, d’autres qui vous laissent un souvenir mitigé, le principal est qu’ils vous bouleversent et vous donnent du plaisir. Parfois sur une même cuvée, on peut être un peu surpris en ouvrant deux bouteilles identiques à une semaine d’intervalle – avoir été séduit par la première qu’on a carafée la veille au soir, une pure merveille qui nous a laissé un souvenir magique qui nous colle encore au palais… et être déçu par la seconde qu’on a ouvert à la hâte ou pas au bon moment, et qui a fait un flop…
  • Certains diront que le vin nature, ça sent pas bon ! Avec ces vins-là, on sort des sentiers battus, alors il faut accepter les différences ! Alors oui, certains vins peuvent autant exhaler le fruit que… la nature dans toute sa « splendeur »… et vous pouvez avoir l’impression les yeux fermés de vous retrouver à la ferme. Quand un vin respire la ferme, l’écurie, la basse-cour, la paille ou le chien mouillé, on parle de réduction et c’est le signe qu’il a manqué d’oxygène. Faites-le tourner dans votre verre, ou mieux encore carafez-le au moins une heure à l’avance. C’est juste une façon au vin de dire « j’ai été enfermé dans la bouteille longtemps, laissez-moi respirer, donnez-moi de l’air ». Lorsqu’il est en contact avec l’oxygène, le vin développe ses arômes, et vous verrez qu’une fois carafés, les vins naturels s’épanouissent en bouche, se détendent.
  • D’autres diront que le vin naturel, ça pique (la langue, pas les yeux ;-) Il est vrai que de temps en temps, c’est un peu comme les gaufrettes Verkade, ça pétille sous la langue mais dans la bouche c’est fondant ! Si ça perle légèrement en bouche un peu comme si vous buviez du cidre, c’est le signe qu’il a besoin d’air : les vignerons nature ne mettent pas ou peu de sulfites et protègent leur vin grâce au CO2 naturellement produit lors de la fermentation. Ce n’est donc pas un défaut. Quand ça pique les papilles, c’est le signe que le gaz est toujours bien présent, n’hésitez alors pas à mettre le vin en carafe et si vous tendez bien l’oreille, vous entendrez le vin ou la bouteille susurrer à la mode d’Orangina « secouez-moi secouez-moi », le geste peut paraître barbare, mais vous pouvez la secouer (la bouteille), ça lui fera du bien (au vin), car le gaz s’échappera vite de cette façon. Ce qui est encore mieux, c’est de laisser reposer le vin, il en sera encore meilleur car il aura pu se « remplir les poumons » d’air.
  • On entend même parfois que le vin nature, c’est un vin pour les bobos ou les écolos…  Comme si le vin naturel se prêterait mieux au palais de certaines catégories sociales !! C’est bien sûr faux car le vin nature s’adresse à toutes et à tous ! (au-dessus de 18 ans bien entendu). Ce qui est vrai, c’est que pour apprécier un vin nature, il faut accepter de sortir des sentiers battus et de s’ouvrir à une culture du vin différente et savoir remettre en question ses connaissances. Goûtez et jugez sur pièce… et le lendemain vous en redemanderez, car vous serez léger comme l’air, sans avoir l’impression d’avoir bu toute la soirée avec vos amis…
  • Les vins naturels ne se conservent pas ? C’est vrai et c’est faux ! Certains sont à déguster rapidement pour un plaisir immédiat, dans les 2 ou 3 ans maximum, tandis que d’autres sont taillés pour la garde (les vins qui possèdent de la matière et une « structure »). Ce qui est sûr, c’est que les vins naturels nécessitent à tous les égards plus d’attention que les vins conventionnels, que ce soit vis-à-vis de leurs conditions de stockage (du fait de leur faible taux de soufre) – il faut éviter les fortes variations de température – ou de dégustation – ils savent toujours mieux se faire apprécier après un carafage.

Comment savoir s’ils sont plus bio que bio quand certains vins naturels n’ont pas de logo AB ou Demeter ou Biodyvin (Agriculture Biodynamique) ?

C’est rarement le cas mais cela peut arriver. Et c’est pour cela qu’il faut faire confiance en la communauté Vinibee ! Les logos rassurent car ils donnent un repère aux consommateurs sur la façon dont a été élaboré le vin., mais sachez que pour avoir ces logos labellisés et certifiés par des organismes privés ou publics, il faut payer ! Vous verrez que beaucoup de bouteilles à la carte de Vinibee sont répertoriées en vins naturels, pour lesquels il n’existe pas de label officiel. Dans certains cas , les vignerons travaillent en bio mais font le choix de ne pas l’indiquer sur l’étiquette de la bouteille, parce qu’ils considèrent que leur travail allant bien au-delà des exigences du cahier des charges bio, ils ne se reconnaissent pas dans ce logo et préfèrent ne pas l’indiquer. Et s’interrogent aussi sur l’intérêt de payer ces logos alors qu’ils font déjà l’effort de diminuer les intrants et d’augmenter le travail manuel…Il faut aussi savoir qu’il faut minimum 3 ans de conversion avant de pouvoir apposer sur les bouteilles les labels.

 

CHAPITRE 2 : PARCOURS INITIATIQUE DE L’ÉPICURIEN NÉOPHYTE EN VIN NATUREL 

Vous n’y connaissez rien et vous ne savez ni comment vous y prendre ni par où commencer… Laissez-vous guider !

Like a virgin, like for the very first time… et bien oui, si c’est votre toute première fois, toute toute première fois, alors vous avez peut-être envie qu’on vous aide et qu’on vous emmène au pays des vins authentiques.
Evidemment, avant d’attaquer un « Isidore » de Didier Chaffardon ou autre « Ah quel blanc sec » de Patrick Thomas… commencez piano piano, par du fruit et laissez-vous envoûter par le fruit et rien que le fruit.
Soyez sensibles aux commentaires sur notre site, ils sont là pour vous orienter et vous aider à choisir les vins.

Envie de rouges…

Vous aimez les rouges plutôt tanniques, avec de l’ampleur et de la puissance, des rouges costauds, bien charpentés, nous vous invitons à goûter :

Au contraire vous les aimez légers, sur le fruit, faciles à boire, les vins de copains quoi, de ces bouteilles qu’on débouche sur un plateau de fromages ou de charcuteries, avec du chorizo et du jambon de pays, vous devriez apprécier :

Envie de blancs…

Vous aimez les blancs secs, bien tendus et minéraux, pour l’apéro ou pour les huîtres avec les copains, partez sur :

A l’inverse, les blancs vous les aimez aromatiques, avec des notes de petites fleurs, ou puissants, allez chercher :

Et surtout n’hésitez pas à partir à la découverte de l’ensemble des cuvées – le menu déroulant est là pour vous aider à choisir au mieux les vins en fonction des régions, cépages, goûts et occasions…