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Qu’est ce qu’un vin bio ?

La législation sur le vin bio.

Avant 2012, seule la production des raisins était encadrée par le cahier des charges européen de l’agriculture biologique, et excluait le recours aux engrais et pesticides de synthèse (les principaux traitements sont à base de souffre et de cuivre) ainsi qu’aux OGM. Aucune règle n’encadrait la phase de vinification.

 

La législation de 2012 a comblé ce vide en fixant un certain nombre de règles : limitation des matières premières et des additifs utilisables (dont le souffre, mais avec un seuil qui reste élevé), interdiction de certaines techniques comme l’électrodialyse, la désalcoolisation partielle, la concentration par le froid,… ce qui a permis de franchir un pas significatif mais a toutefois ses limites : la liste d’additifs autorisés est longue : différents acides naturels (lactique, tartrique, citrique, ascorbique,..), sulfites et citrates peuvent ainsi être ajoutés au vin, tout comme des levures, du sucre et parfois même des copeaux de chêne pour donner un goût de bois…. (cette pratique est rare mais autorisée).

 

En clair il est possible de retrouver derrière un label AB aussi bien un vin avec une approche « industrielle » et des taux d’additifs relativement élevés qu’un vin d’artisan travaillé avec le souci d’accompagner le travail de la nature depuis la vigne jusqu’au chai.

Pesticides – un enjeu fondamental.

On entend derrière le mot « pesticides » les herbicides, insectides et fongicides, dont environ 25% sont classés « CMR », c’est à dire Cancérigènes, Mutagènes ou Repro-toxiques.

 

Pour donner un ordre de grandeur parlant, avec près de 800 000 hectares, la viticulture représente 3,7 % de la surface agricole française mais elle consomme à elle seule environ 20 % des pesticides. 

 

L’avancée majeure en termes environnementaux et sanitaire de la viticulture bio est de se passer de ces produits phytosanitaires auxquels sont exposés les ouvriers viticoles et les vignerons, les riverains, les animaux (insectes, oiseaux et amphibiens en première ligne) et qui polluent nappes phréatiques et cours d’eaux.

 

Vous avez envie d’en savoir plus ? Consultez notre article sur le dernier rapport de la Cour des Comptes sur la réduction de l’usage des pesticides.

Du vin conventionnel au vin naturel - infographie

Intrants et sulfites en viticulture biologique.

Le tableau récapitulatif ci-dessus a été élaboré par l’association des vins S.A.I.N.S (Sans Aucun Intrant ni Sulfites) et permet de visualiser les différences entre les différents labels vis à vis des intrants et des taux de sulfites autorisés.

 

Pour ce qui concerne les additifs autorisés (les intrants), le cahier des charges de la viticulture biologique est plus restrictif que celui de la viticulture conventionnelle mais autorisent encore l’utilisation d’une soixantaine d’intrants (contre le double en conventionnel).

 

Les seuils maximaux de soufre autorisés sont plus faibles (de l’ordre de 30% inférieurs à ceux du vin conventionnel). Ils restent cependant assez élevés (de l’ordre de 2 à 3 fois supérieurs à ceux autorisés pour les vins naturels).

Comment reconnaître un vin bio ?

Vous reconnaîtrez un vin bio à la présence d’un des labels suivants sur la contre-étiquette :

 

La marque AB de certification, comme le logo bio européen, identifie des produits 100% bio (ou contenant au moins 95% de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés).

 

Le logo européen “agriculture biologique” appelé “Eurofeuille” assure le respect du règlement sur l’agriculture biologique de l’Union européenne.