Morgon est l’un des dix crus du Beaujolais, et sans doute le plus célèbre d’entre eux. Situé au cœur du département du Rhône, entre Villié-Morgon et Fleurie, il doit sa réputation à ses terroirs de roches volcaniques et de granites décomposés — et plus particulièrement à la Côte du Py, une colline de schistes bleus et de sols volcaniques qui donne les vins les plus profonds et les plus structurés de toute l’appellation. À Morgon plus qu’ailleurs, le Gamay se transforme : il quitte son habit de cépage léger et primeur pour revêtir une robe plus sombre, un nez de cerise noire, de violette et d’épices, et une structure tannique qui autorise la garde.
Jean Foillard est la figure tutélaire de Morgon — pionnier du mouvement des vins naturels en Beaujolais aux côtés de Marcel Lapierre et Guy Breton, il produit depuis les années 1980 des Morgon sans soufre ajouté qui ont contribué à révolutionner l’image de l’appellation dans le monde entier. Ses trois cuvées principales — Morgon, Morgon Corcelette et Morgon Côte du Py — sont trois expressions complémentaires du même terroir, de la plus accessible à la plus profonde.
Le Morgon, plus structuré que ses voisins Chiroubles ou Fleurie, supporte mieux les plats en sauce et les viandes rouges. Il accompagne parfaitement le canard rôti, le pigeon, l’agneau et les fromages affinés (Époisses, Saint-Nectaire). Sur les millésimes plus jeunes et fruités, il s’accorde avec les charcuteries ( de Lyon ou d’ailleurs) et les grillades estivales. À carafer une heure sur les jeunes millésimes de la Côte du Py — la patience est récompensée. À servir entre 14 et 16°C pour préserver ses arômes fruités et sa fraîcheur naturelle.
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